Avec maintenant 10 ans d’expérience dans la vie professionnelle, je prends parfois du temps pour revivre ces années et en tirer quelques leçons. Par ce blog bien sûr et d’autres articles que j’écris ailleurs, c’est une manière de réfléchir aux années qui se sont écoulées.

Je vous livre en vrac 7 leçons qui me paraissent pertinentes et qui j’espère sauront trouver écho en vous.

1. Il y a toujours une voie pour l’agilité

A chaque problème un tant soit peu difficile, les premières réponses sont souvent négatives. « J’ai regardé, c’est impossible. On ne peut pas faire ça ».

Et puis en creusant sur les besoins de l’autre, on identifie d’autres pistes, d’autres solutions. Et ce qui paraissait impossible, grâce à l’agilité des hommes que l’on place avant les processus, devient tout à fait réalisable.

Alors je retiens qu’il n’y a jamais d’impasse. Il y a toujours une solution de secours, qui permette de sortir gagnant/gagnant.

A ce titre, le manifeste des méthodes agiles, à lire ici, est un bel exemple de cette leçon.

2. Si quelqu’un aime votre idée la première fois que vous en parlez, c’est qu’elle n’est pas assez risquée

Les idées les plus rapidement populaires sont en fait bien souvent nos idées les moins créatives, les moins ingénieuses.

Les gens les apprécient parce qu’elles ne repoussent pas les frontières, elles ne « menacent » personne. C’était quelque chose que je ne comprenais pas jusqu’à ce que je commence à partager mes propres idées.

Les idées valables sont celles que les gens remettent en question, car là où il y a une question, il y a de la place pour explorer.

Les idées que les gens valident immédiatement, qui leur font dire « Bien sûr! Super ! » sont les plus banales et manquent du risque nécessaire pour être réellement influentes et révolutionnaires.

3. Les titres ne valent rien

C’est une leçon que je pensais avoir apprise plus tôt dans la vie, mais il fallait qu’elle soit réapprise.

Quand j’ai commencé à travailler, je suis tombé dans le piège de vouloir « plus ». J’étais un jeune étudiant et je regardais autour de moi certains de mes pairs qui occupaient des postes bien rémunérés et détenaient des titres fantaisistes à côté de leurs noms, et je désirais la même chose.

Je souhaitais vivement avoir ce sentiment de validation. Je voulais que les gens sachent que j’avais « réussi ».

Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre à quel point les titres ne comptent pas, et plus encore, combien de personnes utilisent un titre pour dissimuler le peu de connaissances qu’elles ont réellement.

Ces personnes ont laissé leur titre parler pour elles, au lieu de leurs compétences et de leurs connaissances pratiques. Et elles s’attendent à ce que les gens les écoutent à cause de leur titre, pas à cause de ce qu’elles apportent activement à la table.

4. Les récompenses sont fugaces

A 23 ans, j’aimais lorgner sur les voitures de sport, les vêtements de luxe et les bars branchés.

Je regardais partout et je disais : « Je le veux. Je veux cela. Et ça aussi. »

Jusqu’à ce que je réalise que si je jugeais mon succès à l’aune de mes possessions, je ne serais jamais épanoui.

Parce qu’une fois que vous obtenez une récompense, vous voulez la suivante, et la suivante, et finalement, elles ne mènent nulle part.

Le véritable accomplissement vient du fait que vous aimez ce que vous faites et que vous vous efforcez toujours de développer votre poste.

5. Les bonnes idées n’arrivent pas en restant assis derrière un bureau

Je suis obsédé par mes routines quotidiennes répétitives. Mais ce que j’ai appris, c’est que même si la discipline quotidienne est essentielle au progrès et à la croissance durable à long terme, les moments d’inspiration et de liberté créatrice se produisent rarement dans une pièce fermée.

Ils se produisent lorsque vous êtes dans le monde exposé à de nouvelles choses. Ils se produisent lorsque vous sortez de ce qui vous est familier et que vos sens sont exposés à quelque chose de différent.

6. Dites oui, puis imaginez comment le faire plus tard …

L’un des changements fondamentaux au cours de ces dernières années a été ma volonté de dire oui à ce qui est inconnu à 100%.

Très rarement, vous entrez dans une situation connaissant toutes les réponses. Cette incertitude m’empêchait de dire oui à beaucoup d’opportunités. À moins que je sache exactement comment j’allais faire quelque chose, je l’évitais.

Ce que j’ai appris depuis, c’est que l’inconnu n’est pas à craindre et que la seule question que vous devez vous poser est la suivante: « Est-ce que je crois suffisamment en moi pour pouvoir le comprendre ? »

C’est tout.

Dites d’abord oui. Puis déterminez comment vous allez vous en sortir plus tard. Mais sachez au fond de vous que vous avez les moyens pour réussir.

7. Il convient de dépasser sa peur de créer

La peur de créer est enracinée dans le jugement.

« Qu’est-ce que les gens vont penser de moi ? Et si personne n’aime ce que je crée ? Et si je me trompe ? »

C’est ce qui empêche beaucoup de gens de créer quelque chose. Mais rappelez-vous que vous créez d’abord pour vous-même. Votre travail est une expression de vous. Et vous ne pouvez pas vivre votre vie dans la peur.