Nous voilà envahis par les termes américains pour désigner les postes des grands chefs ! Personnellement j’ai beaucoup de mal à m’y retrouver, à savoir qui fait quoi exactement …

Tous les titres se ressemblent, et en plus avec mon audition décroissante et mon attention pas toujours optimale, j’avoue ne pas être au taquet pour capter LA lettre du milieu qui fait toute la différence !

Une petite description …

Le « C » du début, c’est pour « Chief » = big boss du service.

Le « O » à la fin, c’est pour « Officer » = redondant avec le « C » du début, ça veut dire Directeur/Directrice.

CEO, pour Executive, c’est notre PDG en bon Français, Président Directeur Général.

COO, pour Operation, grosso modo c’est un peu le DG du PDG, le Directeur Général, celui qui gère l’opérationnel.

CTO, pour Technical, en gros c’est le directeur informatique, en général on dit DSI pour Directeur des Systèmes d’Information.

CFO, pour Financial, le boss de la finance, notre cher DAF – Directeur Administratif et Financier.

Il y en a beaucoup d’autres comme ça, le CMO, le CDO, vous chercherez sur Internet …

J’en ai marre !

En ce 20 mars, journée de la francophonie, j’avais envie de pousser ce petit coup de gueule ! Au-delà de mes soucis d’audition qui n’intéressent pas grand monde, je ne comprends pas l’intérêt d’utiliser ces termes dans notre vie de tous les jours. J’imagine que cela permet d’uniformiser les titres honorifiques sur son profil Linkedin pour que son parcours puisse être internationalisé.

Mais pourquoi aller au-delà de ce simple effet cosmétique sur son profil ? Même pour une entreprise internationale qui a une antenne en France, nommer CFO le directeur financier est tout de même un terme barbare pour toutes les équipes terrain. Ou comment renforcer le sentiment que le siège est à des années lumière des préoccupations du terrain …

Avec ces affreux acronymes, j’ai le sentiment qu’on est plus dans la guerre des Chefs que dans le management pratique et efficace que devraient mener chaque Chief auprès de ses équipes. A moins que ce management des hommes ne soit désormais dévolu qu’au Chief Happiness Officer, le Chef du bonheur au bureau ?