Je sais pas pour vous, mais moi j’aime bien qu’on me fasse un dessin … C’est enfantin, mais tellement puissant visuellement ! On peut enfin s’accorder sur une vision commune, montrer des choses, effacer, refaire, faire plus grand, ça libère l’imagination !

J’adore l’aspect concret du dessin: je vous encourage à sortir votre crayon pour les autres et à dessiner dès que l’occasion se présente ! Et en retour à exiger qu’on vous fasse un dessin dès que la situation se complique un peu !

Une vision partagée des choses

Vous ne connaissez peut-être pas ces images qu’on peut interpréter de différentes façons selon ce qu’on voit en premier ? Alors vous voyez la jeune femme ou bien la vieille dame ? …. On peut citer aussi ces magnifiques constructions de papier qui changent selon la perspective.

L’avantage avec un dessin c’est que maintenant vous et votre interlocuteur, vous voyez la même chose : vous partagez votre vision. Et donc vous pouvez échanger sur une vision commune ! Oubliez les discussions stériles sans fin où chacun maintient sa position : dorénavant vous savez où vous allez, et mine de rien vous venez de gagner un maximum de temps.

L’autre avantage majeur du dessin c’est son côté vivant : hop un petit coup de gomme et on refait le monde, par ici un petit gribouillis de rien du tout mais qui illustre des choses concrètes, par là les grandes flèches pour montrer comment se passe le flux de prise de décision. On se prête plus facilement à la créativité et à l’échange au moyen d’un dessin qu’à travers n’importe quel autre support.

Se servir de tous ses sens

Pour bien communiquer, je pense qu’il faut multiplier les expériences sensorielles, de manière à toucher les diverses sensibilités de vos interlocuteurs. Certains sont plus sensibles aux explications orales, d’autres aux argumentations chiffrées. Des gens préfèrent voir des graphiques plutôt que des tableaux, d’autres ne supportent pas de lire en même temps qu’ils écoutent.

Avec le dessin, vous vous donnez la possibilité de toucher des sens supplémentaires, en toute simplicité.

  • La vue : on matérialise un concept en le couchant sur le papier
  • Le toucher : le cycle dessiner / effacer / dessiner permet de rentrer plus concrètement dans la compréhension du sujet
  • L’ouïe : la discussion, le débat autour de la façon de représenter un concept

En conclusion pas besoin d’être un as du pictionnary pour se mettre au dessin : vous verrez que quelques traits font souvent largement l’affaire !