Puisque personne ne le dit, alors disons-le ici, je m’adresse à vous, managers, et je vous le clame haut et fort : arrêtez d’emmerder vos équipes !

Non, faire ré-aligner tous les paragraphes à votre assistante, ce n’est pas du perfectionnisme.

Non, demander des reportings chaque semaine au contrôle gestion, qui resteront lettre morte dans votre boite mail, ce n’est pas du pilotage.

Non, vous plaindre que vos équipes ont besoin d’un bon coup de pied au derrière, ce n’est pas du coaching.

Vous conduire comme un tyran, comme un papa, comme une diva, cela sape le moral et la confiance de vos équipes.

Si vous avez le sentiment que vos collaborateurs ne vous disent pas tout, si vous êtes convaincu qu’ils ne sont bons à rien, si vous  avez l’impression que c’est mieux fait quand c’est vous qui faites, si vous êtes affublés d’un surnom peu glorieux, vous êtes sans doute le pénible de base pour votre équipe.

Remettez-vous dans le bon sens :

Conduisez-vous en manager, simplement, ni plus ni moins.

Vous n’êtes pas leur père ou leur mère, vous n’êtes pas un(e) ami(e) proche, vous n’êtes pas professeur.

Faites au minimum un entretien en tête-à-tête d’1/2h par semaine, avec chacun de vos collaborateurs. Laissez-les parler d’abord. Ecoutez, sans juger. Ecoutez encore. Quand vous aurez fini d’écouter, reprenez à l’étape N°1.

Vous devez nouer un lien de confiance avec chacun, comprendre comment l’autre fonctionne et quels sont ses besoins.

Quand vous aurez fait ça quelques semaines, la situation sera bien meilleure et on pourra alors se poser les bonnes questions pour devenir un meilleur manager.

A sens unique :

Comprenez bien que si la situation perdure, c’est le burn-out pour vous et votre équipe.

La délégation va s’inverser et vous allez faire le boulot de tout le monde, et donc vous épuiser.

C’est vous en tant que manager de l’équipe qui devez exercer la délégation, expliquer les stratégies avec des mots différents pour chacun, et veiller à l’accomplissement des objectifs.